
Au Québec, nous éprouvons une certaine difficulté à mettre en marché ce que l’on invente. Les Québécois seraient selon certains des « patenteux » : bons à résoudre des problèmes, mais pas à vendre leurs solutions. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a décidé de s’attaquer au problème avec des mesures d’aide financière.
Même si subventionner les efforts de commercialisation est sans doute bénéfique, cette solution manque à mon avis la cible. Le problème avec la mise en marché, et spécifiquement dans le domaine des technologies de l’information, est plutôt lié à l’approche.
Ce n’est pas la première fois que j’aborde le livre Rework de la boîte 37signals. Cet ouvrage propose une vision intéressante de la commercialisation et de comment agir lorsqu’on amorce le développement d’un nouveau projet. Voici donc quelques règles à ce sujet, tel que lu dans le premier livre de 37signals, Getting Real, offert gratuitement sur le web.
Bâtissez quelque chose de fonctionnel rapidement
Il est facile de se perdre en hypothèses et autres conjectures lorsqu’on développe un projet logiciel. La meilleure façon de séparer les bonnes des mauvaises idées reste encore de les mettre en pratique. 37signals suggère que la priorité de toute équipe devrait être de concevoir un prototype fonctionnel, même si y arriver implique de couper les coins ronds.
L’idée a du sens. Commercialiser son produit avec succès suppose nécessairement qu’il réponde efficacement à un besoin clair. Or une idée qui semblait brillante autour d’une table de conférence peut facilement s’avérer impraticable dans le monde réel.
Testez votre solution dans la nature
Une fois que vous avez quelque chose de fonctionnel, partagez-le rapidement avec le public. Cette règle est la suite logique de la précédente. Annoncez le lancement d’une phase alpha ou bêta, invitez les gens à appliquer et demandez leurs commentaires. Accumulez de l’information sur la manière dont ils utilisent votre solution : quelle fonction est populaire, quelle fonction pose problème ? C’est lorsque les gens sont laissés à eux-mêmes qu’on peut vraiment voir ce qu’ils font avec votre produit.
Sollicitez tôt
Dernière règle : accumulez une liste de courriels, choisissez-vous un nom de domaine et commencez à vous faire connaitre le plus tôt possible. L’avantage d’un développement en technologies de l’information est qu’il permet d’économiser en frais de commercialisation, dans la mesure où on offre quelque chose d’intéressant et qu’on sait se servir du web pour diffuser son produit ou son service. Blogues, forums de discussion et courriels sont autant d’outils qui peuvent vous aider à générer un buzz positif.
Que pensez-vous de cette approche ? Est-ce un gage de succès dans votre contexte d’affaires ?
Au plaisir de lire vos commentaires !
4 commentaires sur « Commercialiser dès le premier jour, un gage de succès ? »