Vendre son produit ou ses services à des inconnus

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Lorsque l’on se lance en affaire, la première étape, l’étude de marché, est souvent simple. Car elle consiste pour la plupart des entreprises à vendre son projet à ses proches ou à des relations immédiates. Le défi est donc de passer à la seconde étape : vendre à des personnes qu’on ne connaît pas.

Une personne qui lance sa propre entreprise est excellente dans ce qu’elle fait. Je n’ai jamais rencontré d’entrepreneurs qui n’étaient pas bons à livrer ce qu’ils vendaient. C’est la base. Le problème auquel ils peuvent faire face est qu’ils sont bons dans leur domaine, mais sont mauvais pour vendre leur produit ou service.

C’est ce que j’appelle les effets secondaires. Pour réussir, un entrepreneur doit se développer, à ses débuts en affaires, des chapeaux : livraison, vente, comptabilité, RH, etc. Dans le cas présent, il doit se créer le chapeau de vendeur. Pour ce faire, il doit maîtriser les étapes de la vente :

Prendre contact avec les clients et établir une relation avec eux

Élément clé de la vente, la prise de contact et l’établissement d’une relation peuvent s’effectuer de différentes façons. Le défi réside dans la découverte d’un point d’ancrage pour se mettre sur la même longueur d’onde que son client. Ce qui nécessite une grande capacité d’adaptation.

Découvrir les besoins des clients

Un bon vendeur doit connaître l’écosystème de l’entreprise de son client afin de pouvoir démontrer à ce dernier que son produit ou son service constitue la meilleure solution à sa situation.

Répondre aux objections de vos clients avec conviction

Une personne qui excelle dans son domaine considèrera qu’elle a un avantage concurrentiel face à ses concurrents. Ce qui correspond à la moitié de la vente. Car pour être capable de conseiller le bon achat au client, il faut connaître toutes les caractéristiques de son produit ou son service et être convaincue de ses avantages.

Réaliser un suivi et un service à la clientèle

C’est grâce aux clients récurrents qu’on réalise des profits. Il faut donc leur offrir un excellent service à la clientèle. Ce qui permet d’évaluer s’ils sont satisfaits ou s’ils ont d’autres besoins et de démontrer que vous êtes là pour les aider.

Assurer une présence sur les réseaux sociaux

Le rôle des réseaux sociaux est de plus en plus important. Un bon vendeur ou un représentant doit donc aller au-delà de la simple relation client. Il doit faire rayonner son entreprise sur le Web.

Tout le monde peut devenir entrepreneur. Mais outre être bon dans ce que l’on fait, il faut aussi être prêt à apprendre de nouvelles compétences. La vente de son produit ou son service fait partie de ces compétences.

Entrepreneur : avez-vous ce qu’il faut pour démarrer une entreprise?

Entrepreneur - démarrer une entreprise
Photo par Andreas Klassen sur Unsplash

Beaucoup de blogues sur le Web ont traité le sujet. Plusieurs d’entre eux essaient de trouver des caractéristiques communes entre les entrepreneurs afin de donner des ailes à ceux désirant se lancer en affaires.

Pour cet article, j’ai décidé de comparer ma propre expérience aux 7 traits de caractère proposés par Joseph Anthony dans son article : Seven Signs of an Entrepreneurs.

7 traits de caractère d’un entrepreneur

1. Un entrepreneur est issu d’une lignée de gens qui ne peuvent pas travailler pour quelqu’un d’autre.

Mes parents étaient employés dans la fonction publique. Il n’y a pas de génétique intergénérationnelle qui fait que quelqu’un est prédisposé à lancer une entreprise. C’est souvent une opportunité qui se présente. Quelqu’un qui démarre une entreprise fait face à une opportunité, soit une entreprise déjà en cours soit une idée de projet qui se transforme en entreprise. Tout le monde peut le faire.

2. Un entrepreneur ne peut être motivé ou géré que par lui-même.

J’ai travaillé pour plusieurs personnes. Je les appréciais beaucoup, mais elles ne me motivaient pas. Je m’automotivais. Cela ne veut pas dire que je ne peux pas accomplir les objectifs d’autres personnes. Mais j’ai toujours su me motiver pour atteindre des buts. Une capacité que j’ai depuis le secondaire.

Je considère que j’ai une plus grande sécurité d’emploi qu’un employé parce que je sais que si je fais un bon travail, mes clients vont continuer à m’engager. À l’opposé, un employé pour des raisons extérieures à la qualité de son travail ou de son efficacité peut être remercié tout simplement parce que l’entreprise n’est plus en mesure de le payer.

3. Un entrepreneur considère qu’il y a plus d’une définition à la « sécurité d’emploi ».

4. Une personne devient entrepreneur, car en tant qu’employé, il s’est rendu aussi loin qu’il le pouvait, ou s’est rendu compte qu’il n’allait nulle part.

Je ne suis pas à l’aise si je n’ai pas de projets : un projet d’entreprise, de rénovation, de voyage, etc. J’ai toujours besoin d’une fin afin de poursuivre sur un autre projet. Je ne suis pas à l’aise dans le statu quo et dans la gestion journalière des choses.

5. Un entrepreneur effectue une étude de marché afin de déterminer si son projet d’entreprise attirera des clients.

Je n’ai pas fait d’étude de marché lorsque j’ai lancé ma première entreprise. Mais je crois en l’importance d’en faire une. Il est rare qu’un entrepreneur se lance sans avoir au moins un client : un ami, un ex-collègue ou un ex-employeur. L’étude est relativement simple, mais il y en a une. Le grand défi vient plutôt par la suite lorsqu’il faut se vendre à des inconnus.

6. Un entrepreneur a le soutien de sa famille.

Lorsque j’ai lancé ma première entreprise, mon père ne m’a pas donné sa bénédiction. Il m’a plutôt déconseillé d’entreprendre mon projet. Il le considérait comme trop risqué.

7. Un entrepreneur ne peut pas entreprendre cette aventure seul.

Je n’ai jamais pensé réussir seul. Une personne qui se lance en entreprise est normalement excellente dans son domaine. C’est la base. En revanche, le développement des affaires, la gestion, le marketing font partie des compétences qui doivent être apprises.

Après avoir fait le tour de ces traits de caractère, je ne peux pas nier que j’en possède plusieurs et qu’ils m’ont probablement aidé à me rendre là où je suis aujourd’hui. Toutefois, je tiens à souligner de nouveau qu’il n’y a pas de génétique de l’entrepreneur. Tout le monde peut le devenir.

Ange investisseur : Qu’est-ce que c’est?

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Patrick d’Astous possède plus d’un titre, tel que président d’entreprise, ingénieur ou entrepreneur. Il est aussi un ange investisseur. Or, outre investir des fonds dans des entreprises en démarrage, quel est le rôle d’un ange investisseur?

Pourquoi suis-je un « ange investisseur »?

En 2001, j’ai participé à une stratégie de sortie (exit). Mes partenaires et moi avons vendu une entreprise à un géant des communications au Canada. Avec le profit de cette vente, j’ai eu l’idée d’aider d’autres entrepreneurs qui se lancent en affaires. En effet, les entrepreneurs qui se trouvent dans les phases de démarrage de leur entreprise ont souvent des difficultés financières, car les sources de financement moins coûteuses, telles que les banques, ne sont pas disponibles.

J’aime ce type d’investissement. Ce que je recherche le plus est une idée qui vient me chercher. Au-delà du potentiel intéressant du retour sur investissement, il faut que je sente que mon implication va permettre d’obtenir un haut retour potentiel pour moi et pour les entrepreneurs avec lesquels je m’associe.

Pourquoi suis-je membre d’Anges Québec?

Je suis membre de ce groupe d’investisseurs pour deux raisons. La première, un ange recherche constamment des opportunités d’affaires. Anges Québec donne accès à un flux d’opportunités (deal flow), de 5 à 6 opportunités par mois. Ce n’est pas vrai que nous investissons dans tout. Mais, il faut disposer de plusieurs offres afin de pouvoir choisir celle que l’on préfère.

La deuxième, un ange investit rarement seul. Il investit avec d’autres. Anges Québec offre une synergie, un groupe d’anges provenant de secteurs différents, qui investissent dans des startups.

Dans combien d’entreprises ai-je investi?

En 2003, j’ai investi dans ma première startup. Depuis, j’ai ajouté à mon portfolio plus d’une dizaine d’entreprises, qui se situent toutes à différents stades de leur croissance. Par conséquent, mon implication dans chacune d’entre elles diffère. Pour les plus jeunes entreprises, mon rôle est plus actif, alors que pour les entreprises plus matures, je ne participe qu’au conseil d’administration.

Quelle forme prend un investissement dans un entreprise?

Comme l’indique la mission d’Anges Québec « Investir et s’investir », un ange n’investit pas que de l’argent. Il investit aussi de son temps dans une startup. L’investissement en temps varie selon son expertise et le domaine dans lequel œuvre l’entreprise. L’ange possède aussi l’avantage d’avoir un réseau de contacts. Il peut ainsi mettre en relation les entrepreneurs qu’ils aident avec d’autres investisseurs œuvrant dans d’autres secteurs.

Vous souhaiteriez présenter un projet d’entreprise à Patrick d’Astous? N’hésitez pas à visiter cette page web afin d’en savoir plus et même à prendre un rendez-vous avec Patrick d’Astous pour supplément d’information!

Embaucher ou ne pas embaucher : telle est la question

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Je ne vous apprends probablement rien en affirmant que l’entrepreneur aime généralement embaucher. Nous sommes des optimistes de nature, une qualité essentielle pour réussir en affaires. Il n’est donc pas difficile de mettre les objections de côté, particulièrement quand vient le temps de faire quelque chose que l’on perçoit comme positif pour notre entreprise. Pas assez de revenus pour soutenir le salaire d’un nouvel employé à long terme ? Il nous permettra de faire plus d’argent ! On rencontre quelqu’un de talentueux, mais on n’a rien de concret à lui proposer dans l’immédiat ? Tant pis : on lui trouvera bien du travail en temps et lieu !

Cette mentalité a longtemps été dominante dans le domaine de l’entrepreneuriat, et persiste encore à bien des égards. Toutefois, je crois qu’il faudrait s’en méfier.

J’aimerais à ce sujet partager avec vous deux règles d’or tirées du livre Rework. Cet ouvrage à contre-courant, qui connait beaucoup de succès, remet en question plusieurs des principes « traditionnels » de la gestion d’entreprise. C’est l’équipe de 37Signals, une entreprise spécialisée en développement de logiciels, qui a rédigé ce livre. Cette entreprise, dont la réussite témoigne de la valeur de leur approche, se démarque en joignant la parole à l’acte. Voici donc les deux règles d’or de Rework.

1. Faites-le d’abord vous-même

Cette règle me rappelle mes années dans l’armée. J’avais alors l’ambition de devenir officier, d’avoir sous mon commandement mes propres soldats. Mais pour y parvenir, je devais moi aussi, comme tous les dirigeants dans l’armée, compléter l’entrainement de base.

En raison d’un principe militaire fondamental, qui existe d’ailleurs depuis des siècles, il faut d’abord pratiquer avant de mener. Comme les soldats que je dirigerais éventuellement, j’aurais moi aussi à ramper au sol, à suer, à creuser des tranchées. De cette manière, je comprendrais précisément ce qu’impliqueraient mes ordres. Je serais à même de juger de leur difficulté. En plus, je gagnerais en crédibilité et en respect auprès de mes soldats.

C’est exactement la même idée qui se transpose en entreprise. Comme l’explique Rework, commencez par occuper tous les rôles. Vous ne connaissez pas la comptabilité ? Apprenez. Vous n’avez jamais fait de marketing ? Il n’est pas trop tard pour vous lancer. Le temps que vous perdrez dans les premières semaines en vaudra aisément la peine grâce à l’expérience que vous obtiendrez. Ce qui m’amène à la deuxième règle…

2. Engagez lorsque vous souffrez

C’est la suite logique de la première règle. Engager devrait toujours être la dernière option, celle qu’on choisit quand toutes les autres ont été épuisées. Les entrepreneurs pensent souvent à tort que chaque rôle dans leur entreprise devrait être occupé par un employé. C’est faux. Portez plusieurs chapeaux, et n’engagez qu’en cas d’absolue nécessité, lorsque vous n’êtes plus capable de répondre à la demande.

Avez-vous constaté à quel point ces deux règles semblent intuitives et logiques, lorsqu’on prend le temps de bien y réfléchir ? Mais remarquez également à quel point il est rare de les voir appliquées dans la pratique. Matière à réflexion !

Crédits et subventions : se financer sans se ruiner

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Il est très probable qu’à l’heure où vous lisez ces lignes, le journal sur votre bureau contienne les analyses d’un budget gouvernemental récent ou à venir. Si vous consultiez ces analyses, vous remarqueriez rapidement que chacune d’entre elles débute en mettant de côté les « bonbons du budget » pour se concentrer sur « le fond des choses ». Ces « bonbons », ce sont les différents crédits d’impôt et subventions contenus dans le budget.

Pour une entreprise, contrairement aux journalistes et aux membres de l’opposition qui aiment bien s’en moquer, les crédits d’impôt et les subventions sont d’excellentes choses. En effet, à l’inverse des prêts, ils ne demandent rien en retour, si ce n’est de payer vos impôts. Voici donc quelques programmes de crédits et de subventions conçus pour les entreprises en technologies de l’information (TI) :

1. Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) – Conseil national de recherches du Canada (CNRC)

Si votre entreprise est catégorisée comme une petite ou une moyenne entreprise, alors vous pourriez être admissible au PARI. Ce programme est conçu spécialement pour financer des projets de recherche et développement (R&D) réalisés par des PME. Pour un projet, une subvention peut équivaloir à 80% des coûts salariaux et 50% des coûts de sous-traitances. Pour évaluer votre admissibilité, le CNRC se base sur l’évaluation de votre capacité de gestion, de votre capacité financière et de l’aspect technique de votre projet.

2. Programme innovation (Volet 1) – Investissement Québec

Si vous avez des projets innovants avec un fort potentiel de retombées économiques pour le Québec, ce programme peut les financer en partie. Pour une entreprise seule, cette aide peut subventionner un maximum de 30% des dépenses admissibles jusqu’à concurrence de 100 000$ par projet. Des entreprises travaillant en collaboration sur un projet peuvent, quant à elles, avoir une subvention pour un maximum de 50% des dépenses admissibles jusqu’à concurrence de 150 000$.

3. Crédit d’impôt pour le développement des affaires électroniques – Investissement Québec

Le crédit d’impôt pour les affaires électroniques est un crédit accordé aux entreprises œuvrant dans les TI, plus précisément dans les codes SCIAN 334110; 334220; 334410; 417310; 443144; 511211; 511212; 51821; 541514 et 541515. Ce crédit vise à consolider le développement des TI pour l’ensemble du Québec. Il représente 30 % du salaire annuel des employés admissibles, jusqu’à concurrence de 25 000 $.

4. Programme de la recherche scientifique et du développement expérimental (RS&DE) – Agence du Revenu du Canada (ARC)

Le crédit d’impôt pour la RS&DE est un crédit offert aux entreprises qui ont recherché ou développé des avancements technologiques. Le montant de ce crédit équivaut à 35 % des dépenses effectuées dans le cadre d’un projet de RS&DE (incluant le salaire des employés), jusqu’à concurrence de 3 000 000 $.

Si ces crédits et subventions ne correspondent pas à ce que vous cherchiez, sachez qu’il en existe plusieurs autres, et que de nouveaux programmes sont créés chaque année. N’ayez donc pas peur de vous renseigner sur ces « bonbons », car contrairement aux vrais bonbons, ceux-ci sont excellents pour la santé… de votre entreprise.