Investissement – Vecteur de valorisation d’une entreprise

Si vous ne savez pas sur quelle base valoriser ton entreprise, comment voulez-vous prendre des décisions sur les prochaines démarches à entreprendre?

La valeur d’une entreprise évolue dans le temps. C’est-à-dire qu’à un certain moment donné, vous valez quelque chose.

Pour exprimer cette valeur dans le temps, j’utilise un « Vecteur de valorisation ».

C’est très ingénierie la façon de le dire. Mais c’est une belle façon d’expliquer comment est valorisée une entreprise.

On connaît la définition simple d’un vecteur : un point plus une direction.

Le point

Le point va te dire en fonction de la métrique choisie où l’on est sur la courbe de valorisation.

La métrique de valorisation est différente pour chaque type d’entreprise.

Vous ne pouvez pas regarder l’entreprise du voisin et dire : « je vais utiliser la même façon ». Ça se peut que oui. Ça se peut que non.

Il faut trouver celle qui reflète le mieux la réalité commerciale de ton entreprise.

Si on prend une entreprise de services-conseils, la valorisation est souvent un multiple du profit (ou le BAIIA). Par exemple, on va dire qu’une entreprise vaut 5 fois les profits annuels.

Pour une entreprise SaaS, la métrique est un multiple du revenu récurrent annuel. Alors qu’un marketplace comme UBER, c’est un multiple de l’argent qui est transigé sur la plateforme.

C’est comme ça que ces entreprises sont valorisées.

La direction

La direction veut dire à quelle vitesse cela monte et cela décent. Sommes-nous en période de croissance ou de décroissance?

Détermination

La détermination de la valeur, c’est la conjugaison du point et de la direction. Un investisseur pour évaluer combien vous valez : il va regarder où vous êtes maintenant en fonction de la métrique discutée tantôt et c’est quoi la tendance.

Si la métrique est de 5 fois les profits et vous faites 100 000$ de profit, la compagnie vaut 500 000$.

Mais si vous étiez à 1 million l’an dernier et que vous êtes à 500 000$ maintenant, vous allez valoir moins que si vous êtes à 500 000 maintenant et que vous étiez à 100 000, il y a deux ans. Parce que vous êtes en train de démontrer une progression importante.

C’est ça la valeur. C’est la pente du vecteur.

L’autre corollaire à tout ça. Lorsque vous bootstrappez, il faut toujours que vos actions visent à bouger sur votre courbe de valeur. Que ce soit technologique ou commercial, il faut que tout soit aligné. Mais pour faire bouger votre vecteur, il faut que vous connaissiez votre métrique de valorisation.

Bref

C’est important que tout soit aligné dès le départ. Sinon votre valeur n’évoluera pas en même temps que votre entreprise.

Pour réussir en entrepreneuriat – Vous devez être Egoless!

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Dernièrement, on a dit que j’ai réussi en entrepreneuriat parce que je n’ai pas d’EGO.

À ça, je réponds à bas l’Égo!

Lors du dernier Bootcamp Leadership de l’accélérateur entrepreneurial Espace inc. qui a eu lieu à Bromont, j’ai assisté à une conférence de l’entrepreneur et investisseur Philippe Bergeron.

Son sujet : un entrepreneur doit mettre son Égo de côté pour réussir. Et c’est vrai!

Il a raison. Parfois, les personnes prennent des décisions d’affaires en fonction de leur ego. Pour leur satisfaction personnelle.

Toutefois, ce n’est pas facile. Il faut apprendre à :

Laisser le contrôle

Le secret de la réussite d’un entrepreneur réside dans le fait qu’il est capable de tout faire, du moins au début.

À un moment donné, ce trait de caractère peut devenir un boulet. Plus vous grandissez, plus il devient difficile de tout faire.

Il faut comprendre que vous n’êtes peut-être plus la meilleure personne pour assumer certains postes ou rôles.

Il faut que vous appreniez à déléguer, à faire confiance à d’autres personnes.

Vous êtes quand même un décideur. C’est important.

Prendre la critique

En génie logiciel, on a une expression « Egoless programing ».

La programmation sans ego, c’est lorsqu’un programmeur met de côté son ego dans le but d’améliorer la qualité de son projet.

Pour ce faire, il présente son design et ses solutions à d’autres programmeurs qui passeront en revue son code et le critiquer.

Or, si le programmeur veut améliorer sa solution, il ne doit pas prendre les critiques personnellement.

En entrepreneuriat, c’est la même chose.

Il faut accepter la critique parce que c’est la seule façon de s’améliorer. D’avoir le produit ou l’entreprise la meilleure au bout du compte.

Bref

Si vous voulez bâtir une entreprise durable dans le temps, vous devez être un·e Egoless entrepreneur·e·s ou un·e Entrepreneur·e·s sans ego.

Un plan d’affaires ou Business Model Canvas ne peut être sous-traité

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Lorsque vous lancez une startup, vous avez des dépenses et des employés à payer. Or, plus que vos ventes sont loin dans le temps, plus l’argent tarde à rentrer. Bref, un certain moment donné, vous avez besoin d’argent.

Un jeune entrepreneur qui a besoin d’argent doit convaincre des investisseurs et des banques de lui fournir de l’argent.

Souvent, le premier réflexe d’un entrepreneur, c’est de dire : « il faut que je me concentre sur mes opérations : la vente, le développement de mon produit ou le rendu de mes services.

Puis l’effort à mettre sur la façon de parler à un investisseur n’est pas forcément escamoté, mais on n’y met pas autant d’effort que l’on voudrait. Ce qui fait qu’il y a des trous dans le modèle ou la présentation à l’investisseur. C’est alors difficile d’avoir de l’argent.

L’erreur que font plusieurs

C’est d’engager quelqu’un pour faire son plan d’affaires ou son business canvas.

Cette option est une erreur fondamentale parce que l’objectif du plan d’affaires ou business canvas, ce n’est pas le résultat, c’est la démarche.

Un plan d’affaires ou le business canvas doit contenir

Des faits, des réalités, des vérités, des hypothèses qu’il faut résoudre dans le but de valoriser l’entreprise.

Le résultat n’a pas besoin d’être de 50 pages. Un diagramme avec un rapport pro forma qui donne les prévisions financières peut faire l’affaire.

Un plan d’affaires doit être fait en équipe

En faisant participer tous les intervenants de l’entreprise, vous réfléchirez à tous les aspects de votre entreprise et confronterez vos idées.

Bref

Le plan d’affaires doit être le résultat d’une démarche intellectuelle rigoureuse et d’équipe. Car on ne veut pas que le résultat soit une coquille.

Il doit nous permettre de répondre plus facilement aux questions des investisseurs et/ou des représentants d’une banque.

Note : À l’instar de la préparation, une rencontre avec des investisseurs ou une banque devrait être faite en équipe afin d’être en mesure de répondre à leurs questions sans anicroche.

L’aide financière gouvernementale : un levier financier important pour l’innovation

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Peu importe notre niveau d’optimiste, peu importe le nombre de fois qu’on se répète qu’il ne fait pas le bonheur, on ne peut ignorer la vérité : en affaires, l’argent est roi. Dans le cas de n’importe quelle entreprise à but lucratif, l’objectif est de faire des profits. Et comme dit le proverbe : « Il faut dépenser de l’argent pour en faire. »

Le problème, c’est que vous n’avez peut-être pas suffisamment de capitaux à dépenser pour en tirer un profit convenable. Heureusement pour vous, vous vivez dans un pays – et une province – reconnu pour son appui à l’innovation technologique. Ce qui veut dire qu’aussi bien le gouvernement fédéral que le gouvernement provincial offrent une multitude de programmes financiers pour vous aider. Vous n’avez qu’à choisir celui qui vous convient le mieux. Mais telle est la question : comment fait-on ce choix ? Pour être en mesure de prendre une bonne décision, il faut évaluer chaque programme selon les critères suivants :

  • Critères d’admissibilité : Certains programmes sont ouverts à toutes les entreprises ; d’autres ciblent une clientèle beaucoup plus spécifique. Un programme peut entre autres contenir des critères de nature géographique, financière, sectorielle, temporelle et physique.
  • Montant accordé : Évidemment, vous serez tentés de choisir le programme qui vous offre le plus d’argent. Cependant, vous devez aussi prendre en considération la forme que prendra cet argent. Le prêt, la garantie de prêt, la subvention et le crédit d’impôt sont les quatre formes d’aide les plus courantes, et chacune possède ses propres avantages et inconvénients.
  • Travail demandé : Certains programmes vous demandent de fournir des informations détaillées et complexes sur différents aspects de votre entreprise avant d’accepter votre demande. D’autres sont moins restrictifs et ne vous demandent que des informations générales que vous avez probablement déjà sous la main. Il est important de vous assurer que le montant que vous recevrez vaut le travail que vous devez faire pour l’obtenir.

Dans les prochaines semaines, j’investiguerai pour vous les différentes sources de financement qui sont offertes pour vous permettre de financer l’innovation.